Des dix commandements de
la loi de Dieu
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Q. 92 : Que dit la Loi de Dieu ?
Le premier
commandement: Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait
sortir du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Tu n'auras
point d'autre Dieu devant ma face.
Le second commandement: Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation
quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est
en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas
que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne
leur rendras pas de culte; car moi, l'Éternel, ton Dieu,
je suis un Dieu jaloux, qui punis la faute des pères sur
les fils, jusqu'à la troisième et la quatrième
génération de ceux qui me haïssent, et qui
use de bienveillance jusqu'à mille générations
envers ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.
Le troisième commandement: Tu ne prendras pas le nom de
l'Éternel, ton Dieu, en vain; car l'Éternel ne
tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain.
Le quatrième commandement: Souviens-toi du jour du sabbat,
pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout
ton ouvrage. Mais le septième jour est le sabbat de l'Éternel,
ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni
ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail,
ni l'étranger qui réside chez toi. Car en six jours
l'Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce
qui s'y trouve, et il s'est reposé le septième
jour: c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du
repos et l'a sanctifié.
Le cinquième commandement: Honore ton père et ta
mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que
l'Éternel, ton Dieu, te donne.
Le sixième commandement: Tu ne commettras pas de meurtre.
Le septième commandement: Tu ne commettras pas d'adultère.
Le huitième commandement: Tu ne commettras pas de vol.
Le neuvième commandement: Tu ne porteras pas de faux témoignage
contre ton prochain.
Le dixième commandement: Tu ne convoiteras pas la maison
de ton prochain; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain,
ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne,
ni rien qui soit à ton prochain (Ex 20.2-17; Dt 5.6-21).
Q. 93 : Comment divise-t-on ces commandements ?
En deux
tables (Ex 34.28; Dt 4.13; 10.3ss.), dont la première
nous enseigne en quatre commandements comment nous devons nous
conduire envers Dieu, la seconde, en six commandements, quels
sont nos devoirs envers notre prochain (Mt 22.37-39).
Q. 94 : Qu'est-ce que Dieu exige dans le premier commandement ?
Sous
peine de perdre le salut et la félicité de mon
âme, je dois éviter et fuir toute idolâtrie
(1 Co 6.9ss.; 10.7,14), sorcellerie, incantation superstitieuse
(Lv 19.31; Dt 18.10-12), invocation des saints ou d'autres
créatures (Mt 4.10; Ap 19.10; 22.8ss.); en revanche
je dois reconnaître véritablement le seul vrai Dieu
(Jn 17.3), mettre ma confiance en lui seul (Jr 17.5),
attendre de lui seul tout bien (Ps 104.27-30; Es 45.7; Jc
1.17), en toute humilité (1 P 5.5ss.) et patience
(Hé 10.36; Col 1.11; Rm 5.3-4; 1 Co 10.10; Ph 2.14),
et l'aimer (Dt 6.5; Mt 22.37), l'honorer (Dt 6.2; Ps
111.10; Pr 1.7; 9.10; Mt 10.28) et le craindre (Mt 4.10;
Dt 10.20ss.) de tout coeur, en sorte que je renonce plutôt
à toutes les créatures, que de faire la moindre
chose contre sa volonté (Mt 5.29ss.; 10.37; Ac 5.29).
Q. 95 : Qu'est-ce que l'idolâtrie ?
C'est
inventer ou avoir, à la place du seul vrai Dieu qui s'est
révélé dans sa Parole, ou à côté
de lui, quelque autre chose en qui l'on met sa confiance (Ep
5.5; 1 Ch 16.26; Ph 3.19; Ga 4.8; Ep 2.12; 1 Jn 2.23;2 Jn 9;
Jn 5.23).
Q. 96 : Quelle est la volonté de Dieu dans le deuxième commandement ?
Que nous
ne représentions Dieu d'aucune manière (Dt 4.15-19;
Es 40.18-25; Rm 1.23ss.; Ac 17.29) et que nous ne lui rendions
aucun autre culte que celui qu'il a commandé dans sa Parole
(1 S 15.23; Dt 12.30-32; Mt 15.9).
Q. 97 : Ne faut-il donc faire aucune image ?
Dieu
ne peut ni ne doit être représenté d'aucune
manière. Quant aux créatures, encore qu'on puisse
les représenter, Dieu défend d'en faire ou d'en
posséder aucune image destinée à être
honorée ou employée dans le culte qu'on lui rend
(Ex 23.24ss.; 34.13ss.; Nm 33.52; Dt 7.5; 12.3; 16.22; 2 R
18.3ss.).
Q. 98 : Ne peut-on pas tolérer les images dans les églises comme livres pour
les ignorants ?
Non,
car nous ne devons pas être plus sages que Dieu, qui veut
instruire son Église non par des idoles muettes (Jr
10.8; Hb 2.18ss.), mais par la prédication vivante
de sa Parole (2 P 1.19; 2 Tm 3.16ss.).
Q.
99 :
Que veut le troisième commandement ?
Que nous
ne blasphémions ni ne profanions le nom de Dieu en sacrant
(Lv 24.11 -16) ou en prêtant de faux serments (Lv
19.12), ni en jurant de manière superflue (Mt 5.37;
Jc 5.12), et que même nous ne nous rendions pas complices
d'un si horrible péché par notre silence et notre
connivence. En un mot, que nous n'ayons le saint nom de Dieu
à la bouche qu'avec crainte et vénération
(Es 45.23), afin qu'il soit véritablement confessé
(Mt 10.32), invoqué (1 Tm 2.8) et glorifié
dans toutes nos paroles et nos oeuvres (Rm 2.24; 1 Tm 6.1;
Col 3.16ss.).
Q. 100 : Est-ce donc un si grand péché de blasphémer le nom de Dieu en jurant et
en sacrant, que Dieu s'irrite même contre ceux qui ne contribuent pas dans la mesure
du possible à l'empêcher et l'interdire ?
Oui,
assurément (Lv 5.1). Car il n'y a pas de plus grand
péché, ni de chose qui irrite davantage Dieu que
le blasphème de son nom. C'est pourquoi aussi il a ordonné
de le punir de mort (Lv 24.15ss.).
Q. 101 : Mais peut-on cependant prêter serment par le nom de Dieu sans risquer
son salut ?
Oui,
lorsque le magistrat l'exige de ses sujets ou que la nécessité
le demande pour maintenir et promouvoir la fidélité
et la vérité, pour la gloire de Dieu et le salut
du prochain. Car de tels serments sont fondés dans la
Parole de Dieu (Dt 6.13; 10.20; Es 48.1; Hé 6.16),
et par conséquent les saints, tant sous l'ancienne que
sous la nouvelle alliance, en ont fait un juste usage (Gn
21.24; 31.53ss.; Jos 9.15-19; 1 S 24.22-23; 2 S 3.35; 1 R 1.28-30;
Rm 1.9; 2 Co 1.23).
Q. 102 : Peut-on aussi prêter serment par les saints ou par d'autres créatures ?
Non.
Car un serment légitime est une invocation de Dieu pour
que lui qui seul connaît les coeurs veuille rendre témoignage
à la vérité et me punir si je prête
un faux serment (2 Co 1.23); or cet honneur ne revient
de droit à aucune créature (Mt 5.34-36; Jc 5.12).
Q. 103 : Qu'est-ce que Dieu exige dans le quatrième commandement ?
Dieu
veut premièrement que le ministère de la Parole
et les écoles se maintiennent (Tt 1.5; 1 Tm 3.14-15;
4.13; 5.17; 1 Co 9.11, 13ss.; 2 Tm 2.2; 3.15) et que je fréquente
assidûment les saintes assemblées (Ps 40.10ss.;
68.27; Ac 2.42, 46), surtout le jour férié,
pour y recevoir la Parole de Dieu (1 Co 14.19, 29-31)
et pour participer aux saints sacrements (1 Co 11.33),
pour invoquer publiquement le Seigneur (1 Tm 2.1-3, 8ss.;
1 Co 14.16) et pour faire l'aumône chrétienne
(1 Co 16.2). Dieu veut, secondement, que tous les jours
de ma vie je cesse mes mauvaises oeuvres, pour laisser le Seigneur
oeuvrer en moi par son Esprit, et qu'ainsi je commence dans cette
vie à vivre le sabbat éternel (Es 66.23).
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