Des dix commandements de
la loide Dieu (Suite)
|
Q. 104 : Qu'est-ce que Dieu exige dans le cinquième commandement ?
Que je
rende à mon père et à ma mère et
à tous mes supérieurs honneur, amour et fidélité
et que je me soumette avec due obéissance (Ep 5.22;
6.1-4; Col 3.18, 20-24; Pr 1.8; 4.1, 15, 20; 20.20; Ex 21.17;
Rm 13.1ss.) à toutes leurs bonnes instructions et
corrections, supportant aussi patiemment leurs défauts
(Pr 23.22; Gn 9.24ss.; 1 P 2.18), puisque Dieu veut nous
gouverner par leur main (Ep 6.4, 9; Col 3.19, 21; Rm 13.1ss.;
Mt 22.21).
Q. 105 : Qu'est-ce que Dieu exige dans le sixième commandement ?
Que je
n'injurie, haïsse, offense ni ne tue mon prochain (Mt
5.21ss.; 26.52; Gn 9.6) en pensées, paroles, ou gestes
et encore moins en actes, soit moi-même, soit par l'entremise
d'un autre, mais que je renonce à tout désir de
vengeance (Ep 4.26; Rom 12.19; Mt 5.25; 18.35); que je
ne me fasse pas non plus de mal à moi-même ni ne
me précipite au-devant du danger (Rm 13.14; Col 2.23;
Mt 4.7). C'est aussi pourquoi le magistrat porte l'épée
afin d'empêcher tout homicide (Gn 9.6; Ex 21.14; Mt
26.52; Rm 13.4).
Q. 106 : Ce commandement ne parle-t-il que de l'homicide ?
En défendant
l'homicide, Dieu veut nous enseigner qu'il en hait la racine,
tels l'envie (Rm 1.29-32), la haine (1 Jn 2.9, 11),
la colère (Jc 2.13; Ga 5.19-21) et le désir
de vengeance, et que tout cela n'est à ses yeux qu'un
homicide camouflé (1 Jn 3.15).
Q. 107 : Suffit-il alors de ne pas tuer notre prochain, comme on vient de le dire ?
Non;
car en condamnant l'envie, la haine et la colère, Dieu
veut obtenir de nous que nous aimions notre prochain comme nous-
mêmes (Mt 7.12; 22.39) et lui témoignions
patience, paix, douceur (Ep 4.2; Ga 6.1-2; Mt 5.5, 9; Rm 12.18),
miséricorde (Mt 5.7; Lc 6.36) et bienveillance
(Rm 12.10, 15), que nous le gardions, autant qu'il nous
est possible, de tout dommage (Ex 23.5), et que nous fassions
du bien même à nos ennemis (Mt 5.44ss.; Rm 12.20-21).
Q. 108 : Que dit le septième commandement ?
Que toute
impureté est maudite de Dieu (Lv 18.27ss.) et que,
par conséquent, nous devons la détester du fond
du coeur (Jude 23) et vivre de manière chaste et
ordonnée (1 Th 4.3-5), soit dans le saint état
du mariage, soit hors de celui-ci (Hé 13.4; 1 Co 7.1ss.,
25ss.).
Q. 109 : Dieu ne défend-il dans ce commandement que l'adultère et de semblables
infamies ?
Puisque
tant notre corps que notre âme sont le temple du Saint-
Esprit, Dieu exige que nous les conservions l'un et l'autre purs
et saints. Pour cela, il défend toute impureté
dans nos actions, gestes, paroles (Ep 5.3-4; 1 Co 6.18-20),
pensées, désirs (Mt 5.27-32), et tout ce
qui peut nous y entraîner (Ep 5.18; 1 Co 15.33).
Q. 110 : Qu'est-ce que Dieu défend dans le huitième commandement ?
Dieu
défend non seulement le vol (1 Co 6.10) et les
exactions (1 Co 5.10) que punit le magistrat, mais il
nomme ainsi tous les mauvais coups et machinations par lesquels
nous tâchons de nous emparer du bien de notre prochain,
que ce soit par la force, ou avec l'apparence du droit (Lc
3.14; 1 Th 4.6), comme par de faux poids (Pr 11.1; 16.11),
mesures, métrages (Ez 45.9ss.; Dt 25.13ss.), marchandises
et monnaies, par usure (Ps 15.5; Lc 6.35) ou par quelque
autre moyen défendu de Dieu. De même, il défend
tant l'avarice (1 Co 6.10) que le gaspillage de ses dons
(Pr 5.16).
Q. 111 : Et à toi, qu'est-ce que Dieu ordonne dans ce commandement ?
De rechercher,
autant que possible, l'avantage de mon prochain, d'agir envers
lui comme je voudrais qu'on agisse envers moi (Mt 7.12),
et de m'appliquer à assister l'indigent dans sa détresse
(Ep 4.28).
Q. 112 : Qu'exige le neuvième commandement ?
Que je
ne porte de faux témoignage (Pr 19.5-6, 9; 21.28)
ni ne travestisse les paroles de personne (Ps 15.3), que
je ne médise ni ne calomnie (Rm 1.29ss.), que je
ne favorise pas une condamnation prononcée à la
légère et sans l'audition du prévenu (Mt
7.1ss.; Lc 6.37), mais que j'évite tout mensonge et
toute tromperie comme autant d'oeuvres du diable (Jn 8.44),
sous peine de m'attirer toute la colère de Dieu (Pr
12.22; 13.5). Que, au tribunal ou ailleurs, j'aime la vérité,
la dise et la confesse sincèrement (1 Co 13.6; Ep 4.25).
Enfin, que je défende et soutienne de tout mon pouvoir
l'honneur et la réputation de mon prochain (1 P 4.8).
Q. 113 : Qu'exige le dixième commandement ?
Qu'il
ne nous vienne jamais dans le coeur la moindre envie ou pensée
contraire à un quelconque commandement de Dieu, mais que
de tout coeur et en tout temps nous détestions tout péché
et prenions plaisir à toute justice (Rm 7.7-8).
Q. 114 : Ceux qui sont convertis à Dieu peuvent-ils observer parfaitement ces
commandements ?
Non,
car même les plus saints, tant qu'ils sont en cette vie,
ne sont qu'au tout début d'une telle obéissance
(1 Jn 1.8-10; Rm 7.14ss.; Ec 7.21). Toutefois ils commencent
à vivre non seulement selon quelques-uns des commandements
de Dieu, mais selon tous (Rm 7.22; Jc 2.10-11), en s'y
appliquant sérieusement.
Q. 115 : Pourquoi Dieu nous fait-il annoncer d'une manière si exigeante les dix
commandements, puisque personne ne peut les observer en cette vie ?
C'est,
premièrement, afin que pendant toute notre vie nous reconnaissions
toujours mieux notre nature pécheresse (1 Jn 1.9; Ps
32.5) et que nous cherchions avec d'autant plus d'ardeur
le pardon des péchés et la justice en Christ (Rm
7.24-25). C'est, secondement, afin que nous nous appliquions
sans relâche à demander à Dieu la grâce
du Saint-Esprit, pour être renouvelés toujours plus
à son image, jusqu'à ce qu'après cette vie,
nous atteignions la perfection qui est notre but (1 Co 9.24;
Ph 3.11-14).
|