|
21. Nous
croyons que nous sommes illuminés en la foi par la gr
ce secrète du Saint-Esprit (Ep 1.17-18; 1 Th 1.5; 2 P 1.3-4), tellement que
c'est un don gratuit et particulier que Dieu départ ceux
que bon lui semble (Rm 9.16, 18, 24, 25; 1 Co 4.7), en sorte que
les fidèles n'ont de quoi s'en glorifier (Ep 2.8), étant
obligés au double de ce qu'ils ont été préférés
aux autres, même que la foi n'est pas seulement baillée
par un coup aux élus pour les introduire au bon chemin,
ains pour les y faire continuer aussi jusqu'au bout (1 Co 1.8-9). Car comme c'est
Dieu de faire le commencement, aussi c'est lui de parachever
(Ph
1.6; 2.13).
22. Nous
croyons que par cette foi nous sommes régénérés
en nouveauté de vie, étant naturellement asservis
péché (Tt 3.5; 1 P 1.3; Rm 6.17-20; Col 2.13;
3.10). Or nous recevons
par foi la gr ce de vivre saintement et en la crainte de Dieu,
en recevant la promesse qui nous est donnée par l'Evangile,
savoir que Dieu nous donnera son Saint-Esprit. Ainsi la foi non
seulement ne refroidit l'affection de bien et saintement vivre
(Jc
2.17, 26), mais l'engendre
et excite en nous, produisant nécessairement les bonnes
oeuvres (Ga
5.6, 22; 1 Jn 2.3-4; 2 P 1.5-8). Au reste, combien que Dieu pour accomplir
notre salut nous régénère, nous reformant
bien faire (Dt 30.6; Jn 3.5), toutefois nous confessons que
les bonnes oeuvres que nous faisons par la conduite de son Esprit
ne viennent point en compte pour nous justifier ou mériter
que Dieu nous tienne pour ses enfants (Lc 17.10; Ps
6.2; Rm 3.19-20; 4.3-5), parce que nous serions toujours flottants
en doute et inquiétude, si nos consciences ne s'appuyaient
sur la satisfaction par laquelle Jésus-Christ nous a acquittés
(Rm
5.1-2).
23. Nous
croyons que toutes les figures de la Loi ont pris fin la venue
de Jésus-Christ (Rm 10.4; Ga 3 et 4; Col 2.17;
Jn 1.17). Mais combien
que les cérémonies ne soient plus en usage, néanmoins
la substance et vérité nous en est demeurée
en la personne de celui auquel gît tout accomplissement
(Ga
4.3, 9; 2 P 1.19; Lc 1.70; Jc 5.10). Au surplus il nous faut aider
de la Loi et des Prophètes, tant pour régler notre
vie que pour être confirmés aux promesses de l'Evangile
(2
Tm 3.16; 2 P 3.2).
24. Nous
croyons, puisque Jésus-Christ nous est donné pour
seul avocat (1 Jn 2.1-2; 1 Tm 2.5; Ac 4.12) et qu'il nous
commande de nous retirer privément en son Nom vers son
Père (Jn 16.23-24), et même qu'il ne nous
est pas licite de prier sinon en suivant la forme que Dieu nous
a dictée par sa parole (Mt 6.9ss.; Lc 11.2ss.), que tout ce
que les hommes ont imaginé de l'intercession des saints
trépassés n'est qu'abus et fallace de Satan pour
faire dévoyer les hommes de la forme de bien prier (Ac 10.25-26;
14.15; Ap 19.10; 22.8-9). Nous rejetons aussi tous autres moyens
que les hommes présument avoir pour se racheter envers
Dieu, comme dérogeant au sacrifice de la mort et passion
de Jésus-Christ. Finalement nous tenons le purgatoire
pour une lllusion procédée de cette même
boutique, de laquelle sont aussi procédés les voeux
monastiques, pèlerinages, défenses du mariage et
de l'usage des viandes, l'observation cérémonieuse
des jours, la confession auriculaire, les indulgences, et toutes
autres telles choses par lesquelles on pense mériter gr
ce et salut (Mt 15.11; 6.16- 18; Ac 10.14-15; Rm 14.2;
Ga 4.9-10; Col 2.18-23; 1 Tm 4.2-5). Lesquelles choses nous rejetons
non seulement pour la fausse opinion du mérite qui y est
attachée, mais aussi parce que ce sont inventions humaines,
qui imposent joug aux consciences.
25. Or
parce que nous ne jouissons de Jésus-Christ que par l'Evangile
(Mt
10.27; Rm 1.16-17; 10.17), nous croyons que l'ordre de l'Eglise
qui a été établi en son autorité
doit être sacré et inviolable (Mt 18.20; Ep
1.22-23), et pourtant
que l'Eglise ne peut consister sinon qu'il y ait des pasteurs,
qui aient la charge d'enseigner, lesquels on doit honorer et
écouter en révérence quand ils sont d ment
appelés et exercent fidèlement leur office (Mt 10.40; Jn
13.20; Lc 10.16; Rm 10.14-15; Ep 4.11-12). Non pas que Dieu soit attaché
telles aides ou moyens inférieurs, mais pour ce qu'il
lui plaît nous entretenir sous telle charge et bride. En
quoi nous détestons tous fantastiques qui voudraient bien,
en tant qu'en eux est, anéantir le ministère et
prédication de la parole de Dieu et des sacrements.
|