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La confession de foi de la Rochelle (1559) (Suite - 4)

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16. Nous croyons que Dieu envoyant son Fils a voulu montrer son amour et bonté inestimable envers nous, en le livrant la mort et le ressuscitant pour accomplir toute justice et pour nous acquérir la vie céleste (Jn 3.16; 15.13; 1 Jn 4.9; Rm 4.25; 1 Tm 1.14-15).

17. Nous croyons que par le sacrifice unique que le Seigneur Jésus a offert en la croix nous sommes réconciliés Dieu, pour être tenus et réputés justes devant lui (2 Co 5.19; Ep 5.2; He 5.7-9; 9.14; 10.10, 12, 14; 1 Tm 1.15), parce que nous ne lui pouvons être agréables, ni être participants de son adoption, sinon d'autant qu'il nous pardonne nos fautes et les ensevelit (1 P 2.24-25). Ainsi nous protestons que Jésus-Christ est notre lavement entier et parfait (Ep 5.26; Tt 3.5), qu'en sa mort nous avons entière satisfaction pour nous acquitter de nos forfaits et iniquités dont nous sommes coupables, et ne pouvons être délivrés que par ce remède (He 9.14; 1 P 1.18-19; lJn 1.7; Rm 3.26).

18. Nous croyons que toute notre justice est fondée en la rémission de nos péchés, comme aussi c'est notre seule félicité, comme dit David (Ps 32.1-2; Rm 4.7-8). Parquoi nous rejetons tous autres moyens de nous pouvoir justifier devant Dieu (Rm 3.19); et sans présumer de nulles vertus ni mérites, nous nous tenons simplement l'obéissance de Jésus-Christ, laquelle nous est allouée tant pour couvrir toutes nos fautes, que pour nous faire trouver gr ce et faveur devant Dieu (Rm 5.19; 1 Tm 2.5; 1 Jn 2.1-2; Rm 1.16). Et de fait nous croyons qu'en déclinant de ce fondement tant peu que ce soit, nous ne pourrions trouver ailleurs aucun repos (Ac 4.12), mais serions toujours agités d'inquiétude, d'autant que jamais nous ne sommes paisibles avec Dieu, jusqu' ce que nous soyons bien résolus d'être aimés en Jésus-Christ, vu que nous sommes dignes d'être haïs en nous-mêmes.

19. Nous croyons que c'est par ce moyen que nous avons liberté et privilège d'invoquer Dieu, avec pleine fiance qu'il se montrera notre Père (Rm 5.1; 8.15; Ga 4.6; Ep 3.12). Car nous n'aurions pas aucun accès au Père, si nous n'étions adressés par ce Médiateur, et pour être exaucés en son Nom, il convient tenir notre vie de lui comme de notre chef (Jn 15.16; Rm 5.2; Ep 2.13-15; 1 Tm 2.5; He 4.14).

20. Nous croyons que nous sommes faits participants de cette justice par la seule foi, comme il est dit qu'il a souffert pour nous acquérir salut, celle fin que quiconque croira en lui ne périsse point (Jn 3.16), et que cela se fait d'autant que les promesses de vie qui nous sont données en lui sont appropriées notre usage, et en sentons l'effet quand nous les acceptons, ne doutant point qu'étant assurés par la bouche de Dieu, nous ne serons point frustrés. Ainsi la justice que nous obtenons par foi dépend des promesses gratuites par lesquelles Dieu nous déclare et testifie qu'il nous aime (Rm 3.24, 25, 27, 28, 30; 1.16-17; 4.3; 9.30-32; 11.6; Ga 2.16, 21; 3.9, 10, 18, 24; 5.4; Ph 3.9; 2 Tm 1.9; Tt 3.5-6; He 11.7; Ac 10.43; Jn 17.23-26).

 

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