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La confession de foi de la Rochelle (1559) (Suite - 7)

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31. Nous croyons que nul ne se doit ingérer de son autorité propre pour gouverner l'Eglise, mais que cela se doit faire par élection (Mt 28.19; Mc 16.15; Jn 15.16; Ac 1.21; 6.1-3; Rm 10.15; Tt 1.5), en tant qu'il est possible et que Dieu le permet, laquelle exception nous ajoutons, notamment parce qu'il a fallu quelquefois, et même de notre temps, auquel l'état de l'Eglise était interrompu, que Dieu ait suscité gens d'une façon extraordinaire pour dresser l'Eglise de nouveau qui était en ruine et désolation. Mais quoi qu'il en soit, nous croyons qu'il se faut toujours conformer cette règle, que tous pasteurs, surveillants et diacres aient témoignage d'être appelés leur office (Ga 1.15; 2 Tm 3.7-10, 15).

32. Nous croyons aussi qu'il est bon et utile que ceux qui sont élus pour être superintendants avisent entre eux quel moyen ils devront tenir pour le régime de tout le corps (Ac 15.6-7, 25, 28; Rm 12.6-8) et toutefois qu'ils ne déclinent nullement de ce qui nous en a été ordonné par notre Seigneur Jésus-Christ (1 Co 14.40; 1 P 5.1-3). Ce qui n'empêche point qu'il n'y ait quelques ordonnances particulières en chaque lieu, selon que la commodité le requerra.

33. Cependant nous excluons toutes inventions humaines et toutes lois qu'on voudrait introduire sous ombre du service de Dieu, par lesquelles on voudrait lier les consciences (Rm 16.17-18; 1 Co 3.11; Ga 5.1; Col 2.8), mais seulement recevons ce qui fait et est propre pour nourrir concorde et tenir chacun depuis le premier jusqu'au dernier en obéissance. En quoi nous avons suivre ce que notre Seigneur a déclaré quant l'excommunication, laquelle nous approuvons et confessons être nécessaire avec toutes ses appartenances (Mt 18.17; 1 Co 5.45; 1 Tm 1.20).

34. Nous croyons que les sacrements sont ajoutés la Parole pour plus ample confirmation, afin de nous être gages et méreaux de la gr ce de Dieu et par ce moyen aider et soulager notre foi, cause de l'infirmité et rudesse qui est en nous (Ex 12; Mt 26.26-27; Rm 4.11; 1 Co 11.23-24); et qu'ils sont tellement signes extérieurs que Dieu besogne par iceux en la vertu de son Esprit, afin de nous y rien signifier en vain (Ac 22.16; Ga 3.27; Ep 5.26). Toutefois, nous tenons que toute leur substance et vérité est en Jésus-Christ et si on les en sépare, ce n'est plus rien qu'ombrage et fumée.

35. Nous en confessons seulement deux, communs toute l'Eglise, desquels le premier, qui est le baptême, nous est donné pour témoignage de notre adoption, parce que l nous sommes entés au corps de Christ, afin d'être lavés et nettoyés par son sang, et puis renouvelés en sainte vie par son Esprit (Rm 6.3-4; Ac 22.16; Tt 3.5; Ep 5.26). Nous tenons aussi, combien que nous ne soyons baptisés qu'une fois, que le profit qui nous est l signifié s'étend la vie et la mort, afin que nous ayons une signature permanente, que Jésus-Christ nous sera toujours justice et sanctification (Rm 4; 6.22-23). Or combien que ce soit un sacrement de foi et de pénitence (Mt 3.11; Mc 1.4; 16.16; Lc 3.3; Ac 13.24; 19.4), néanmoins pour ce que Dieu recoit en son Eglise les petits enfants avec leurs pères (Mt 19.14; 1 Co 7.14), nous disons que par l'autorité de Jésus-Christ les petits enfants engendrés des fidèles doivent être baptisés.

 

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