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31. Nous
croyons que nul ne se doit ingérer de son autorité
propre pour gouverner l'Eglise, mais que cela se doit faire par
élection (Mt 28.19; Mc 16.15; Jn 15.16; Ac 1.21;
6.1-3; Rm 10.15; Tt 1.5), en tant qu'il est possible et que Dieu
le permet, laquelle exception nous ajoutons, notamment parce
qu'il a fallu quelquefois, et même de notre temps, auquel
l'état de l'Eglise était interrompu, que Dieu ait
suscité gens d'une façon extraordinaire pour dresser
l'Eglise de nouveau qui était en ruine et désolation.
Mais quoi qu'il en soit, nous croyons qu'il se faut toujours
conformer cette règle, que tous pasteurs, surveillants
et diacres aient témoignage d'être appelés
leur office (Ga 1.15; 2 Tm 3.7-10, 15).
32. Nous
croyons aussi qu'il est bon et utile que ceux qui sont élus
pour être superintendants avisent entre eux quel moyen
ils devront tenir pour le régime de tout le corps (Ac 15.6-7, 25,
28; Rm 12.6-8) et toutefois
qu'ils ne déclinent nullement de ce qui nous en a été
ordonné par notre Seigneur Jésus-Christ (1 Co 14.40; 1
P 5.1-3). Ce qui n'empêche
point qu'il n'y ait quelques ordonnances particulières
en chaque lieu, selon que la commodité le requerra.
33. Cependant
nous excluons toutes inventions humaines et toutes lois qu'on
voudrait introduire sous ombre du service de Dieu, par lesquelles
on voudrait lier les consciences (Rm 16.17-18; 1 Co 3.11; Ga 5.1;
Col 2.8), mais seulement
recevons ce qui fait et est propre pour nourrir concorde et tenir
chacun depuis le premier jusqu'au dernier en obéissance.
En quoi nous avons suivre ce que notre Seigneur a déclaré
quant l'excommunication, laquelle nous approuvons et confessons
être nécessaire avec toutes ses appartenances (Mt 18.17; 1 Co
5.45; 1 Tm 1.20).
34. Nous
croyons que les sacrements sont ajoutés la Parole pour
plus ample confirmation, afin de nous être gages et méreaux
de la gr ce de Dieu et par ce moyen aider et soulager notre foi,
cause de l'infirmité et rudesse qui est en nous (Ex 12; Mt 26.26-27;
Rm 4.11; 1 Co 11.23-24); et qu'ils sont tellement signes extérieurs
que Dieu besogne par iceux en la vertu de son Esprit, afin de
nous y rien signifier en vain (Ac 22.16; Ga 3.27; Ep 5.26). Toutefois,
nous tenons que toute leur substance et vérité
est en Jésus-Christ et si on les en sépare, ce
n'est plus rien qu'ombrage et fumée.
35. Nous
en confessons seulement deux, communs toute l'Eglise, desquels
le premier, qui est le baptême, nous est donné pour
témoignage de notre adoption, parce que l nous sommes
entés au corps de Christ, afin d'être lavés
et nettoyés par son sang, et puis renouvelés en
sainte vie par son Esprit (Rm 6.3-4; Ac 22.16; Tt 3.5; Ep
5.26). Nous tenons
aussi, combien que nous ne soyons baptisés qu'une fois,
que le profit qui nous est l signifié s'étend la
vie et la mort, afin que nous ayons une signature permanente,
que Jésus-Christ nous sera toujours justice et sanctification
(Rm
4; 6.22-23). Or combien
que ce soit un sacrement de foi et de pénitence (Mt 3.11; Mc 1.4;
16.16; Lc 3.3; Ac 13.24; 19.4), néanmoins pour ce que Dieu recoit
en son Eglise les petits enfants avec leurs pères (Mt 19.14; 1 Co
7.14), nous disons
que par l'autorité de Jésus-Christ les petits enfants
engendrés des fidèles doivent être baptisés.
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