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1. Dieu
a doté la volonté de l'homme d'une liberté
naturelle qui n'est ni contrainte ni déterminée
au bien, ou au mal, par quelque nécessité absolue
de nature1.
2. Dans son état d'innocence, l'homme avait la liberté
et le pouvoir de vouloir et de faire ce qui était bon
et très agréable à Dieu2, mais cependant, il pouvait
en déchoir3.
3. Par
sa chute dans l'état de péché, l'homme a
perdu toute capacité de vouloir un quelconque bien spirituel
en vue du salut4; aussi, l'homme
naturel, radicalement opposé au bien5 et mort dans le péché6, est-il hors
d'état, par ses propres forces, de se convertir ou de
s'y préparer7.
4. Quand
Dieu convertit un pécheur et l'introduit dans l'état
de grâce, il le libère de son naturel esclavage
du péché8 et, par sa seule grâce, le rend
apte à vouloir et à faire, librement, ce qui est
spirituellement bon9. Néanmoins,
à cause de ce qui reste en lui de corruption, il ne veut,
ni parfaitement, ni seulement, le bien, mais il veut aussi ce
qui est mal10.
5. La
volonté de l'homme ne sera rendue parfaite et immuablement
libre de faire le bien seul que dans l'état de gloire11.
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1 Mt 17.12; Jc 1.14; Dt 30.19
2 Ec 7.29; Gn 1.26
3 Gn 2.16,17; 3.6
4 Rm 5.6; 8.7; Jn 15.5
5 Rm 3.10,12
6 Ep 2.1,5; Col 2.13
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7 Jn 6.44,65; Ep 2.2-5; 1 Co 2.14; Tt 3.3-5
8 Col 1.13; Jn 8.34,36
9 Ph 2.13; Rm 6.18,22
10 Ga 5.17; Rm 7.15,18,19,21,23
11 Ep 4.13; Hé 12.23; 1 Jn 3.2; Jude 24
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