Q. 41 : Pourquoi a-t-il été enseveli ?
Pour
montrer par là qu'il était vraiment mort (Mt
27.59ss.; Lc 23.50-53; Jn 19.38-42; Ac 13.29).
Q. 42 : Mais puisque Christ est mort pour nous, comment se fait-il que nous aussi
nous devions mourir ?
Notre
mort n'est pas un payement pour notre péché, mais
seulement une mort aux péchés et une entrée
dans la vie éternelle (Jn 5.24; Ph 1.23; Rom 7.24).
Q. 43 : Quel profit retirons-nous encore du sacrifice et de la mort du Christ sur
la croix ?
Que par
sa puissance notre vieil homme est crucifié, mis à
mort et enseveli avec lui (Rm 6.6-8, 11ss.; Col 2.12),
pour que les néfastes convoitises de la chair ne règnent
plus en nous (Rm 6.12), mais que nous nous offrions nous-mêmes
à lui en sacrifice d'actions de grâce (Rm 12.1).
Q. 44 : Pourquoi ajoute-t-on "il est descendu aux enfers" ?
Pour
que dans mes plus grandes tentations je sois assuré que
mon Seigneur Christ, par son angoisse indicible, par les douleurs
et les frayeurs qu'il a souffertes dans son âme également,
sur la croix et auparavant, m'a délivré de la peur
et des souffrances infernales (Es 53.10; Mt 27.46).
Q. 45 : A quoi nous sert la résurrection du Christ ?
Premièrement,
il a triomphé de la mort par sa résurrection, afin
de pouvoir nous rendre participants à la justice qu'il
nous a acquise par sa mort (1 Co 15.17, 54ss.; Rm 4.25; 1
P 1.3,21). Deuxièmement, nous sommes aussi, dès
maintenant, réveillés par sa puissance à
une vie nouvelle (Rm 6.4; Col 3.1-5; Ep 2.5). Troisièmement,
la résurrection du Christ nous est un gage certain de
notre bienheureuse résurrection (1 Co 15.12; Rm 8.11).
Q. 46 : Comment comprends-tu qu' "il est monté au ciel" ?
Que Christ
a été élevé, sous les yeux de ses
disciples, de la terre au ciel (Ac 1.9; Mt 26.64; Mc 16.19;
Lc 24.51), et qu'il y est pour notre bien (Hé 4.14;
7.25; 9.24ss.; Rm 8.34; Ep 4.10; Col 3.1), jusqu'à
ce qu'il revienne pour juger les vivants et les morts (Ac
1.11; Mt 24.30).
Q. 47 : Christ n'est-il donc pas avec nous jusqu'à la fin du monde, comme il nous l'a
promis (Mt 28.20) ?
Christ
est vrai homme et vrai Dieu. Selon sa nature humaine il n'est
pas à présent sur terre (Mt 26.11; Jn 16.28;
17.11; Ac 3.21); mais selon sa divinité, sa majesté,
sa grâce et son Esprit, il ne s'éloigne jamais de
nous (Jn 14.17ss.; 16.13; Mt 28.20; Ep 4.8).
Q. 48 : Mais alors ne sépare-t-on pas les deux natures en Christ l'une de l'autre, si
son humanité n'est pas partout, alors que sa divinité l'est ?
Nullement,car
puisque la divinité est infinie et partout présente
(Ac 7.49; Jr 23.24), il doit s'ensuivre qu'elle est bien
hors de l'humanité qu'elle a assumée, et pourtant
elle n'en est pas moins aussi dans celle-ci et elle lui reste
personnellement unie (Col 2.9; Jn 3.13; 11.15; Mt 28.6).
Q. 49 : A quoi nous sert l'ascension de Christ ?
Premièrement,
à ce qu'il est notre intercesseur au ciel devant son Père
(1 Jn 2.1; Rm 8.34). Deuxièmement, à ce
que nous avons notre chair au ciel comme gage assuré que
lui, la tête, nous élèvera aussi à
lui, nous ses membres (Jn 14.2; 20.17; Ep 2.6). Troisièmement,
à ce qu'il nous envoie à son tour son Esprit comme
gage (Jn 14.16; Ac 2.1ss., 33; 2 Co 1.22; 5.5) par la
puissance duquel nous cherchons ce qui est en haut, où
le Christ est assis à la droite de Dieu, et non ce qui
est sur terre (Col 3.1; Ph 3.20-21).
Q. 50 : Pourquoi ajoute-t-on qu' "il s'est assis à la droite de Dieu" ?
Parce
que Christ est monté au ciel, afin de s'y manifester comme
le chef de son Église universelle (Ep 1.20-23; Col
1.18), par lequel le Père gouverne toutes choses (Mt
28.18; Jn 5.22).
Q. 51 : A quoi nous sert cette glorieuse seigneurie de Christ, notre chef ?
Premièrement,
à ce que, par son Saint-Esprit, il répande en nous
ses membres les dons célestes (Ep 4.10); ensuite,
à ce que, par sa puissance, il nous protège et
nous maintienne face à tous nos ennemis (Ps 2.9; Jn
10.28; Ep 4.8).
Q. 52 : Qu'est-ce qui te console dans le retour de Christ pour juger les vivants et
les morts ?
Que dans
toute détresse et persécution, j'attends du ciel
la tête haute, comme juge, celui-là même qui
s'est auparavant présenté pour moi devant le tribunal
de Dieu et qui a emporté loin de moi toute malédiction
(Lc 21.28; Rm 8.23; Ph 3.20; Tite 2.2, 13); qu'il jette
dans la damnation éternelle tous ses ennemis et les miens
(2 Th 1 6-10; 1 Th 4.16; Mt 25.41-43), mais moi qu'il
me prenne avec lui avec tous les élus dans la joie et
la gloire célestes (Mt 25.34).
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