Q. 53 : Que crois-tu "du Saint-Esprit" ?
Premièrement,
qu'il est avec le Père et le Fils également Dieu
éternel (Gn 1.2; Es 48.16; 1 Co 3.16; 6.19; Ac 5.3ss.).
Deuxièmement, qu'il m'est aussi donné à
moi (Mt 28.19; 2 Co 1.21ss.), pour me rendre participant,
par une vraie foi, de Christ et de tous ses bienfaits (Ga
3.14; 1 P 1.2; 1 Co 6.17); qu'il me console (Ac 9.31)
et qu'il demeurera auprès de moi pour l'éternité
(Jn 14.16; 1 P 4.14).
Q. 54 : Que crois-tu de "la Sainte Église universelle" ?
Que depuis
le commencement du monde et jusqu'à la fin (Ps 71.18;
1 Co 11.26), le Fils de Dieu (Jn 10.11), par son Esprit
et sa parole (Es 59.21; Rm 1.16; 10.14-17; Ep 5.26), rassemble,
protège et maintient (Mt 16.18; Jn 10.28-30; 1 Co 1.8ss.),
dans l'unité de la vraie foi (Ac 2.46; Ep 4.3-6),
une communauté élue pour lui de tout le genre humain
(Gn 26.4) en vue de la vie éternelle (Rm 8.29ss.;
Ep 1.10-13). De cette communauté je suis membre vivant
(1 Jn 3.21) et le resterai éternellement (1
Jn 2.19).
Q. 55 : Que comprends-tu par "la communion des saints" ?
Premièrement,
que tous les croyants en général et chacun en particulier,
en tant que ses membres, participent au Seigneur Christ et à
tous ses trésors et dons (1 Jn 1.3; 1 Co 1.9; Rm 8.32).
Deuxièmement, que chacun doit se savoir tenu d'employer
de bon coeur et avec joie ses dons pour le bien et le salut des
autres membres (1 Co 12.12-13, 21; 13.5; Ph 2.4-6).
Q. 56 : Que crois-tu de "la rémission des péchés" ?
Que Dieu,
à cause de la satisfaction de Christ (1 Jn 2.2; 2 Co
5.19, 21), ne veut plus jamais se souvenir de tous mes péchés
ni de la nature pécheresse contre laquelle j'ai à
lutter tout le cours de ma vie (Jr 31.34; Ps 103.3ss., 10,
12; Rm 7.24-25; 8.1-4), mais qu'il m'offre par grâce
la justice de Christ, de sorte que je ne doive plus jamais venir
en jugement (Jn 3.18).
Q. 57 : Quelle consolation te donne "la résurrection de la chair" ?
Que non
seulement mon âme après cette vie sera aussitôt
emmenée vers Christ son chef (Lc 23.43; Ph 1.23),
mais que ma chair aussi sera ressuscitée par la puissance
du Christ et réunie à nouveau avec mon âme
et deviendra conforme au corps glorieux de Christ (1 Co 15.53ss.;
Jb 19.25ss.; 1 Jn 3.2; Ph 3.21).
Q. 58 : Quelle consolation te donne l'article de "la vie éternelle" ?
Que,
de même que maintenant je ressens dans mon coeur le commencement
de la joie éternelle (2 Co 5.2ss.), de même
après cette vie je posséderai la félicité
parfaite qu'aucun oeil n'a vue, qu'aucune oreille n'a entendue
et qui n'est jamais montée dans le coeur d'aucun homme
(1 Co 2.9), et cela pour louer Dieu éternellement
(Jn 17.3).
Q. 59 : A quoi te sert-il donc de croire tout cela ?
A être
justifié en Christ devant Dieu et à être
héritier de la vie éternelle (Hb 2.4; Rm 1.17;
Jn 3.36).
Q. 60 : Comment es-tu justifié devant Dieu ?
Seulement
par une vraie foi en Jésus-Christ (Rm 3.21ss., 24ss.,
28; Ga 2.16; Ep 2.8ss.; Ph 3.9). Voici comment: ma conscience
m'accuse d'avoir gravement péché contre tous les
commandements de Dieu, de n'en avoir jamais observé aucun
(Rm 3.9), et d'être encore continuellement enclin
à tout mal (Rm 7.23). Néanmoins, sans aucun
mérite de ma part (Tt 3.5), par pure grâce
(Rm 3.24; Ep 2.8), Dieu m'offre (1 Jn 2.2) et m'impute
(Rm 4.4ss.; 2 Co 5.19) la parfaite satisfaction, justice
et sainteté du Christ (1 Jn 2.2), comme si je n'avais
jamais commis ni eu aucun péché et comme si j'avais
moi-même accompli toute l'obéissance que Christ
a acquittée pour moi (2 Co 5.21), à la seule
condition que je reçoive ce bienfait d'un coeur croyant
(Rm 3.22; Jn 3.18).
Q. 61 : Pourquoi dis-tu que tu es justifié par la foi seule ?
Ce n'est
pas que je plaise à Dieu à cause de la dignité
de ma foi, mais bien parce que la satisfaction, justice et sainteté
de Christ sont seules ma justice devant Dieu (1 Co 1.30; 2.2),
et que je ne puis les recevoir ni me les approprier autrement
que par la foi (1 Jn 5.10).
Q. 62 : Pourquoi donc nos bonnes oeuvres ne peuvent-elles être notre justice devant
Dieu, ou du moins en être une partie ?
Parce
que la justice, pour pouvoir subsister devant le jugement de
Dieu, doit être parfaite et entièrement conforme
à la loi divine (Ga 3.10; Dt 27.26), alors que
même les oeuvres meilleures en cette vie sont toutes imparfaites
et entachées de péché (Es 64.6).
Q. 63 : Nos bonnes oeuvres ne méritent-elles donc rien, quand pourtant Dieu veut
les récompenser dans cette vie et dans la vie future ?
Cette
récompense n'est pas donnée par mérite,
mais par grâce (Lc 17.10).
Q. 64 : Mais cette doctrine ne rend-elle pas les gens négligents et impies ?
Non,
car il est impossible que ceux qui sont implantés en Christ
par une vraie foi ne portent pas des fruits de reconnaissance
(Mt 7.18).
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